Loi Huwart : reporter l’échéance des ombrières à 2028 ou 2030
Depuis la loi Huwart du 26 novembre 2025, l’échéance des ombrières de parking peut être reportée au 1er janvier 2028 (10 000 m² et plus) ou au 1er janvier 2030 (1 500 à 10 000 m²) : contrat d’engagement avec acompte, bon de commande, panneaux conformes au décret du 7 septembre 2026. Les dates exactes et les pièces.
Mis à jour le 16 octobre 2026 · droit en vigueur depuis la loi Huwart du 26 novembre 2025 et le décret du 7 septembre 2026
La loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025 portant simplification du droit de l’urbanisme et du logement, dite loi Huwart, a modifié dans son article 8 le calendrier de l’article 40 de la loi APER. Les échéances du 1er juillet 2026 et du 1er juillet 2028 demeurent, mais un parc qui s’est engagé dans les délais obtient dix-huit mois de plus. Le décret n° 2026-842 du 7 septembre 2026 a fixé ce que « s’engager » veut dire.
Les deux conditions
1. Un contrat d’engagement avec acompte
Un contrat conclu avec l’entreprise qui réalisera les ombrières, ou avec le développeur qui les financera, portant sur l’équipement du parc, et accompagné du versement d’un acompte. La date du contrat et celle de l’acompte doivent toutes deux précéder le 30 juin de l’année de référence. Un devis accepté sans acompte, une promesse de bail avec un tiers investisseur sans versement ou une lettre d’intention ne répondent pas à la définition.
2. Un bon de commande dans les six mois
Avant le 31 décembre de la même année, un bon de commande des panneaux et de la structure, passé auprès du fournisseur. Les panneaux commandés doivent satisfaire aux critères du décret n° 2026-842 :
- un rendement et une dégradation annuelle limités par le décret (de l’ordre de 22 % de rendement minimum et 0,4 % de perte par an) ;
- une empreinte carbone plafonnée (environ 740 kg CO₂ par kWc, évaluation carbone simplifiée) ;
- des garanties produit et performance (douze et trente ans) ;
- des critères d’origine et de traçabilité des composants ;
- une attestation de conformité délivrée par un organisme accrédité, valable douze mois.
Les seuils exacts sont ceux du décret publié au Journal officiel ; ils sont rappelés ici en ordre de grandeur et à vérifier sur le texte avant la commande.
Ce que le report change, et ce qu’il ne change pas
- Il déplace l’échéance de dix-huit mois ; il ne réduit pas la surface à couvrir, qui reste 50 % (ou 17,5 % en option mixte avec végétalisation).
- Il ne dispense pas des autorisations d’urbanisme (déclaration préalable ou permis de construire selon la hauteur et la surface) ni du raccordement Enedis, dont les délais sont souvent de six à douze mois : signer en 2027 pour livrer en 2029 reste serré.
- Il n’exige aucune démarche en préfecture, mais tout repose sur la preuve : conserver le contrat, le relevé de l’acompte, le bon de commande et l’attestation.
Pour les grands parkings, aujourd’hui
Le 30 juin 2026 est passé. Un parc de 10 000 m² et plus qui a signé et versé l’acompte à temps doit maintenant passer le bon de commande avant le 31 décembre 2026 ; sinon, le report tombe et le parc est en infraction depuis le 1er juillet 2026. Un parc qui n’a rien signé est déjà en infraction : la bonne réponse est d’engager les travaux, de documenter la démarche et de préparer, si un cas d’exemption existe, le dossier décrit sur la page exemptions.
Pour les parkings de 1 500 à 10 000 m²
L’échéance est le 1er juillet 2028 ; le report au 1er janvier 2030 reste ouvert à qui signe un contrat d’engagement avec acompte avant le 30 juin 2027 et commande avant le 31 décembre 2027. Une consultation lancée fin 2026 laisse le temps de comparer un tiers-investissement et un investissement propre avant de s’engager.
Questions fréquentes
Mon parking fait plus de 10 000 m² et je n’ai rien signé avant le 30 juin 2026 : puis-je encore reporter ?
Non. Le report au 1er janvier 2028 suppose un contrat d’engagement avec acompte signé avant le 30 juin 2026. Sans ce contrat, l’échéance reste le 1er juillet 2026, qui est passée : le parc est en infraction, et la priorité est de lancer les travaux et de documenter la démarche avant toute mise en demeure.
Qu’est-ce qu’un contrat d’engagement avec acompte ?
Un contrat signé avec un installateur ou un développeur, portant sur l’équipement du parc, accompagné du versement d’un acompte. Une lettre d’intention ou un devis non signé ne suffit pas. Le contrat doit être daté et l’acompte traçable.
Les panneaux doivent-ils être européens ?
Le décret n° 2026-842 fixe des critères de performance, de durabilité, d’empreinte carbone et d’origine pour les panneaux du projet reporté, attestés par un organisme accrédité. Ils ne sont pas réservés aux panneaux européens mais les favorisent nettement ; vérifier la conformité avant le bon de commande.
Le report s’applique-t-il automatiquement ?
Il n’y a pas de demande à déposer en préfecture : le gestionnaire doit pouvoir produire, en cas de contrôle, le contrat d’engagement, la preuve de l’acompte, le bon de commande et l’attestation des panneaux, chacun daté dans les délais.
Votre parking est-il concerné ?
Tapez l’adresse : le simulateur montre le parking sur la photo aérienne de l’IGN, mesure sa surface, donne l’échéance et l’amende, et dessine les ombrières sur les vraies rangées.
Gratuit, sans inscription : la photo aérienne, la surface, l’échéance, l’amende et ce que les ombrières produiraient.